
Quels résultats dans cette baisse ?
Par Jacques de Panisse Passis
Président du Directoire, Gérant et Associé
Gérer des portefeuilles ou des OPC (SICAV ou fonds communs de placement) dans une tourmente boursière nécessite du sang-froid, de la méthode et une forme d’acharnement paisible.
Entre le 19 février et le 18 mars, le CAC 40 a chuté de 39%, l’EuroStoxx 50 de 38%, Le Standard & Poor’s 500 de 35%, le Nasdaq de 30%, à quelques jours près l’indice japonais Topix perdait 30%, tandis que le Shanghaï & Shenzhen Index, le CSI 300, affichait un écart de 16% entre son plus haut et son plus bas de mars.
Ces replis d’indices sont des moyennes qui cachent de véritables effondrements. Citons en France, des reculs extrêmes et ponctuels de 65% pour Airbus, 64% pour Unibail, 62% pour Air France, 59% pour Crédit Agricole ou Société Générale, 55% pour Saint-Gobain …
L’arithmétique est impitoyable, les baisses de forte ampleur exigent des performances considérables pour retrouver le cours d’origine. Si un titre perd 60%, il passe de 100 à 40. Pour retrouver 100, à partir de 40, il doit remonter de 150% ! 150% de hausse pour compenser 60% de baisse.