Edito - Avril 2026
Garder le cap
Par Nicolas DOMONT
Gérant Associé
Le mois de mars aura rappelé avec force une réalité inhérente aux marchés financiers : la volatilité n’est pas une anomalie, mais une composante structurelle de l’investissement. Dans un environnement marqué par la résurgence des tensions géopolitiques au Moyen-Orient, les marchés actions ont enregistré une correction significative, avec un CAC 40 en recul proche de 9 %, un pétrole repassant au-dessus des 100 dollars et des indicateurs de volatilité en zone de stress. Ce mouvement, bien que marqué, s’inscrit dans une dynamique classique d’ajustement des marchés face à un choc exogène, comme une mer qui se forme brusquement sous l’effet d’un changement de pression.
Ces phases de correction ne constituent pas des épisodes exceptionnels. Elles jalonnent l’histoire des marchés et participent à leur bon fonctionnement. Des replis de l’ordre de 5 à 10 % interviennent régulièrement, parfois à plusieurs reprises au cours d’une même année. Elles permettent aux marchés de corriger leur trajectoire, comme un navire qui ajuste son cap face à un changement de vent, en réintégrant de nouvelles informations économiques, financières ou géopolitiques. Le mouvement observé en mars relève avant tout d’une réaction à une montée des tensions internationales et à ses implications sur les prix de l’énergie, davantage que d’une dégradation profonde des fondamentaux économiques.










