Edito - Novembre 2026
Pas de Capex, pas de croissance.
Par Nicolas DOMONT
Gérant Associé
On ne prépare pas les récoltes de demain en renonçant à semer aujourd’hui. Sans investissement, pas de croissance durable. Or, les besoins explosent au moment où les ressources imposent des choix durables. Comment préparer l’avenir sans fragiliser les équilibres du présent ?
Intelligence artificielle, transition énergétique, réindustrialisation, défense : les grands bouleversements actuels exigent des capitaux importants. Concrètement, il faut construire des centres de données, renforcer les réseaux électriques, moderniser les usines, sécuriser les approvisionnements et développer de nouvelles technologies. Leur promesse : les gains de productivité de demain.
Le contexte rend pourtant les arbitrages plus délicats. Les États doivent concilier des besoins croissants avec des finances publiques déjà sollicitées. Les entreprises doivent financer leur développement sans fragiliser leurs bilans. Les tensions géopolitiques persistantes, notamment au Moyen-Orient, entretiennent les incertitudes sur les marchés de l’énergie et les risques inflationnistes. Les banques centrales doivent contenir l’inflation sans étouffer l’activité. Le capital n’a pas disparu, il est simplement devenu plus exigeant.











