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Edito - Juillet 2022

jdpp

Récession en vue

Par Jacques DE PANISSE

Président, Gérant et Associé

 

Le mois de juin a permis de mettre en évidence de nouvelles orientations qui modifient la vue d’ensemble.

La baisse de capitalisation des actions et des obligations américaines sur le premier semestre 2022 représente le triple de la correction subie lors de la crise de 2008. L’effondrement est général. Il n’est pas tant lié à l’ampleur de la baisse qu’au nombre de marchés atteints. L’ensemble de la palette financière est concerné, le monde des taux, toutes les actions, le non coté, les cryptomonnaies, l’immobilier, et plus récemment de nombreuses matières premières industrielles ; pas un compartiment ne semble avoir été à l’abri de la correction. Seuls les cours de l’énergie ont connu une forte hausse.

Edito - Juin 2022

jdpp

Incertitudes

Par Jacques DE PANISSE

Président, Gérant et Associé

 

L’inflation devrait commencer à dégrader les marges des sociétés. Les résultats du deuxième trimestre pourraient refléter les premiers dégâts. Le troisième trimestre devrait subir le plein impact de cette hausse des prix de l’énergie, des matières premières et aux Etats-Unis des salaires qui augmente inéluctablement le prix de revient des biens.

L’amélioration de la situation sanitaire en Chine devrait permettre de réduire progressivement les dysfonctionnements à l’origine de livraisons retardées ou annulées. Il est probable que les coûts de transport demeureront anormalement élevés encore plusieurs mois. En revanche le redémarrage de l’activité chinoise va entraîner une demande accrue dans de nombreux secteurs et favoriser le renchérissement des prix de nombreux matériaux de base et matières premières.

Edito - Mai 2022

jdpp

Turbulences

Par Jacques DE PANISSE

Président, Gérant et Associé

Au lendemain de l’invasion russe, la volonté farouche des occidentaux fut de tout mettre en œuvre pour cantonner le théâtre d’intervention à l’Ukraine.
Depuis, cette volonté de demeurer déconnecté du conflit a laissé la place à de multiples interventions.
Sanctions économiques répétées visant à affaiblir l’économie russe et à isoler ses dirigeants, mesures de soutien à l’Ukraine sur le plan humanitaire, financier, politique, militaire. La coalition occidentale resserre les rangs - la Suède et la Finlande seraient en passe de rejoindre l’OTAN - tandis que les Etats-Unis affichent ouvertement leur intention d’affaiblir durablement la puissance militaire russe en fournissant des armements lourds à l’Ukraine.

Edito - Avril 2022

JDPP 02 07 18 2 Recadre 4bb8b

Інфляція *

Par Jacques DE PANISSE

Président, Gérant et Associé

Quel que soit l’objectif poursuivi par le Kremlin, la maîtrise des littoraux ukrainiens sur la mer Noire et la mer d’Azov offrant un débouché vers la Méditerranée, la possession de gisements de gaz, de pétrole et de minerais principalement situés à l’Est et au Sud, la volonté de retrouver les limites de la Grande Russie face à une Europe occidentale considérée comme décadente, Vladimir Poutine n’est pas parvenu à soumettre la résistance ukrainienne. Or, en l’absence d’un vainqueur et d’un vaincu, il semble illusoire de parvenir à un accord de paix.

Edito - Mars 2022

JDPP 02 07 18 2 Recadre 4bb8b

Le Sursaut

Par Jacques DE PANISSE

Président, Gérant et Associé

En quelques heures l’Europe a pris conscience de la réalité, géopolitique et militaire. En quelques heures le pacifisme allemand qui tentait de déculpabiliser une nation du chapitre monstrueux de son histoire, et son corollaire, la naïveté écologiste à l’origine d’une politique énergétique tributaire de la Russie pour le gaz et le pétrole, en quelques heures, ces mentalités imprégnées par des décennies d’aveuglement idéologique, ont fait volteface.

Edito - Février 2022

JDPP 02 07 18 2 Recadre 4bb8b

2022, un millésime tannique

Par Jacques DE PANISSE

Président, Gérant et Associé

 

Un adage boursier prétend que le comportement des marchés financiers en janvier est un condensé de l’année qui s’annonce.

L’impulsion est venue du Nasdaq. En trois semaines l’indice américain a chuté de 16% avant de reprendre 9% en quelques séances. Fin janvier, 55% des valeurs du Nasdaq avaient baissé de plus de 50% par rapport à leur cours le plus haut atteint depuis un an. Précisons cependant que l’ensemble de ces valeurs ne représente que 8% de la capitalisation du Nasdaq.