Edouard PhilippeDans une interview exclusive accordée au «Parisien - Aujourd'hui en France», le Premier ministre Edouard Philippe nous dévoile ses grandes priorités pour 2018, et se dit satisfait de son bilan et serein pour la suite.

Source : Le Parisien - 4 Août 2017 - Par Valérié Hacot, Matthieu Pelloli, Marc Lomazzi et Charles de Saint-Sauveur - (Photo LP/Olivier Lejeune)

C'est le premier objet qui accroche l'oeil sur le bureau d'Edouard Philippe à Matignon : un sabre, hérité de son grand-père lieutenant d'artillerie. Un objet fétiche pour le Premier ministre qui revêt aujourd'hui une portée symbolique à l'heure où il met la dernière touche au budget 2018 et ses 10 milliards d'euros d'économies annoncées. Tout en taillant d'ores et déjà dans les dépenses publiques pour rester dans les clous en 2017 malgré un dérapage du déficit budgétaire de plus de 4 milliards d'euros.

L'ancien bras droit d'Alain Juppé avance en effet sabre au clair pour multiplier les coups de rabot. Baisse des APL (aides personnalisées au logement) décidée sans concertation, annulation de 300 millions d'euros de dotations aux collectivités locales... Toutes ces mesures annoncées au coeur de l'été n'en finissent pas d'allumer des polémiques. Et leurs mises en oeuvre, parfois précipitées, de soulever des interrogations sur l'habileté politique de son gouvernement, composé pour beaucoup de novices.

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Attias RichardInterview

Installé aux États-Unis, le communicant suit de près l’évolution du contexte politique dans l’Hexagone, bien décidé à s’y réimplanter.

Le Figaro - 27 juin 2017 - Par Picard et Maurin

Ingénieur de formation qui rêvait d’être architecte, né au Maroc en 1959 puis élevé en France, Richard Attias dirige un cabinet de communication stratégique international, Richard Attias & Associates, dont il vient de revendre 49 % des parts au leader mondial WPP. Ancien directeur des opérations événementielles chez Publicis, il a réorienté son expertise vers le nation branding (l’image de marque d’un pays) après avoir, entre autres, relancé le World Economic Forum de Davos en 1996, participé à la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007, puis « inventé » la marque Dubaï en 2009. Il conseille aujourd’hui de nombreux chefs d’État et gouvernement, en Amérique latine, en Afrique, au Moyen-Orient et en Europe.

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warren buffetFinances

Une fois n’est pas coutume, les 40 000 personnes venues assister ce week-end à l’assemblée générale des actionnaires de Berkshire Hathaway auront plus entendu parler des erreurs et des regrets de Warren Buffett que de ses conseils financiers si recherchés.

À 86 ans, l’investisseur le plus célèbre de la planète, qui a multiplié le cours de son holding par 13 000 en 50 ans, a tenu à souligner quelques-uns de ses échecs. Alors que toute sa stratégie s’est appuyée sur une gestion patiente et un style conservateur avec des entreprises traditionnelles (banque, assurance, chemin de fer, agroalimentaire...), il a regretté d’avoir laissé passer quelques pépites technologiques.

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entrepotDistribution

La révolution de la distribution couvre l’Hexagone d’entrepôts. L’essor de l’e-commerce et la réorganisation des enseignes font surgir de grands centres logistiques partout en France. C’est le premier facteur de création d’emplois dans le secteur.

Le Figaro Economie - 9 mai 2017 - Par Keren Lentschner, Olivia Détroyat et Jean-Yves Guérin (Photo François BOUCHON/ Le Figaro )

C’est le dernier grand coup du géant américain du e-commerce. Comme le révélait le 5 mai Le Figaro, Amazon compte implanter fin 2018 en région parisienne son sixième centre logistique dans l’Hexagone. Un entrepôt géant (200 000 m2), stratégique pour le groupe de Jeff Bezos, qui lui permet à la fois d’accompagner sa croissance en flèche en France et de réaliser des économies d’échelle. Le projet, lancé il y a plus de deux ans, devrait aboutir en 2018 à la création de 2000 postes qui viendront s’ajouter aux quelque 5 500 CDI créés en France par le groupe américain depuis son arrivée en 2001 (estimation pour fin 2017).

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christine lagardeEurope

La directrice du FMI, inquiète du protectionnisme, plaide pour une zone euro plus forte. Interview

Le Figaro - 18 avril 2017 - Par Jean-Jacques Mevel

Christine Lagarde : pour l’euro, « ce n’est pas encore mission accomplie »

Washington accueille toute la semaine les « réunions de printemps » du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale. Il s’agit de la première édition de ce rassemblement des grands argentiers de tous les pays du monde depuis l’élection de Donald Trump. Christine Lagarde, la directrice générale du FMI, a accordé une interview au Figaro et aux quotidiens européens de l’alliance Lena, à retrouver en intégralité sur lefigaro.fr.

LE FIGARO. - La reprise économique prend de l’ampleur, même en Europe. Elle peut aussi se heurter au risque politique, ce que vous appelez le « glaive du protectionnisme ». En France, l’élection présidentielle est-elle un choix entre le repli sur soi et l’ouverture au monde ?

Christine LAGARDE. - En tant que française et responsable du FMI, je me garderai d’en dire trop. Il y a, c’est évident, une incertitude sur le résultat de l’élection, une préoccupation croissante. La même question inquiète revient dans tous les capitales que je visite. La France compte par son rôle dans le monde, par le poids de son économie dans l’euro et parce que certaines idées viendraient y perturber l’architecture même de l’Union européenne. Le plus tôt cette inconnue sera levée, et mieux cela vaudra pour l’économie mondiale et pour les 19 pays de la monnaie commune.

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Kessler grandtemoinInterview

Denis Kessler, le PDG de Scor juge la situation nationale extrêmement préoccupante. Il appelle à une réforme complète du pays.

Le Figaro  - 8 avril 2017 - Par Bertille Bayart et Jacques-Olivier Martin (photo F.Bouchon/Le Figaro)

À deux semaines du premier tour de la présidentielle, le PDG de Scor juge que le diagnostic et les propositions des candidats ne sont pas à la hauteur des enjeux pour le sauvetage du pays. Denis Kessler « sonne le tocsin », fait des propositions et veut espérer qu’un redressement durable est possible.

LE FIGARO. - La campagne électorale traite-t-elle selon vous des véritables enjeux économiques de la France ?

Denis KESSLER. - Le diagnostic que portent la plupart des candidats sur l’état de la France est erroné. Dès lors, la probabilité que la thérapeutique prescrite soit adaptée et efficace est à peu près nulle dans le meilleur des cas, et catastrophique dans le pire... La France traverse une crise aiguë, la situation est très grave. La France est en stagnation. En 2016, le PIB n’a crû que de 1,1 %... Et ce malgré la perfusion d’un déficit budgétaire exorbitant. La production industrielle reste 12 % en dessous de celle de 2008. Le niveau de la dette publique - bientôt un an de PIB ! - est plus qu’alarmant. Et d’autant plus dangereux que les taux d’intérêt vont remonter. L’investissement productif est très insuffisant. Les comptes extérieurs de la France sont déficitaires. Quant au chômage...

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cppr2017ifrapPrésidentielle

Les programmes des candidats à l'élection présidentielle 2017 se précisent de jour en jour. Qu'ils soient les vainqueurs d'une primaire ou qu'ils candidatent directement à l'élection présidentielle, vous pouvez consulter leurs programmes, sur 50 thématiques et sous-thématiques, sur notre comparateur en ligne.

IFRAP - 4 avril 2017 - Par Manon Meistermann

 

comparer pr2017

 

euro fin monnaie uniqueEurope

La proposition phare du programme économique de Marine Le Pen est jugée défavorablement par 72 % des français, selon une enquête Elabe.

Les Echos - 10 mars 2017 - Par Guillaume de Callignon - (image Thinkstock/CnnMoney)

L'Europe n'est peut-être pas en odeur de sainteté chez les Français, mais l'appartenance à la zone euro, elle, reste très largement approuvée. Selon un sondage réalisé par Elabe pour « Les Echos », Radio Classique et l'Institut Montaigne, 72 % des Français sont opposés à un retour au franc. La mesure phare du programme économique de Marine Le Pen ne convainc toujours pas. Ce n'est pas pour autant que les Français ont une bonne opinion de l'Europe : 37 % d'entre eux jugent que l'appartenance à l'Union européenne comporte plus d'inconvénients que d'avantages, contre seulement 31 % qui ont une opinion inverse.

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euro tempeteEurope

Le « Frexit » signifierait la fin de la zone euro, voire de l’Union européenne.

Le Figaro - 9 mars 2017 - Par Jean Pierre Robin

Quand les britanniques ont décidé, le 22 juin 2016, de sortir de l’Union européenne, ils n’ont imaginé à aucun moment que celle-ci puisse disparaître. Leur premier ministre, Theresa May, ne cesse au contraire de répéter que « c’est de l’intérêt du Royaume-Uni de voir l’Union européenne réussir son développement ». Intérêt économique d’abord, souligne un diplomate de Sa Gracieuse Majesté, alors que l’Europe est et restera le premier marché des entreprises britanniques.
En revanche qu’adviendrait-il si la France, l’un des six pays signataires du traité de Rome dont on s’apprête à signer le soixantième anniversaire le 25 mars prochain dans la Ville éternelle, venait à faire bande à part ? « Marine Le Pen veut tuer l’Europe ! », affirmait tout récemment dans une tribune du Monde Pierre Moscovici. Pourtant le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires ne précise nullement quel pourrait être alors concrètement le destin de la zone euro et de l’Union européenne.

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MLePen LyonEuro

L’abandon de la monnaie unique provoquerait une onde de choc qui ébranlerait l’économie française.

Le Figaro - 9 mars 2017 - Par Bertille Bayart, Cécile Crouzel, Danièle Guinot et Anne Bodescot ( Photo Robert Alan/Abaca)

« Il faut sortir de la stratégie de la peur ! » : c’est désormais une des phrases fétiches de Marine Le Pen.

Comprendre : une stratégie menée par ceux qui veulent affoler les Français sur les conséquences d’une sortie de l’euro. Tout comme les experts se seraient trompés sur les conséquences du Brexit, ils exagéreraient les effets de la fin de la monnaie unique. « Posez-vous la question : d’où parlent ceux qui nous diabolisent, ces économistes, ces politologues, pour qui travaillent-ils ? Avec quels labos, avec quelles banques ont-ils des contrats ? N’ont-ils pas pour intérêt que rien ne change ? », a ajouté la candidate FN mardi devant les chefs d’entreprise de l’association Ethic. Selon le FN, rester dans l’euro serait très risqué. Car cette monnaie serait responsable de notre déficit commercial et de la hausse des prix.

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protectionnismeEconomie

C'est, avec la sortie de l’euro, l’autre pilier du programme économique - pour l’heure encore très imprécis - de Marine Le Pen : le « protectionnisme intelligent ».

Le Figaro - 9 Mars 2017 - Par Cécile Crouzel

la présidente du FN est élue le 7 mai, une « contribution sociale » sur les importations de 3 % sera instaurée. Certains biens que la France ne peut produire, comme le pétrole ou le café, en seraient toutefois exemptés. D’autres seront taxés à un taux plus élevé, afin d’inciter des producteurs français à prendre le relais. Une surtaxe allant jusqu’à 35 % sera même créée pour les produits provenant d’usines délocalisées de l’Hexagone. « Les droits de douane seront différents selon les pays et les secteurs. C’est cela, le protectionnisme intelligent, qui réindustrialisera la France », résume Bernard Monot, député européen qui a œuvré pour le projet.

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