Pétrole

La perspective d'un surplus d'offre inquiète les marchés, à une semaine d'une réunion de l'Opep.

Les Echos.fr - 29 novembre 2018 - La rédaction

Le prix du baril continue sa chute. Jeudi, lors des échanges à Wall Street, le baril de WTI, utilisé comme standard dans la fixation du prix du brut, est tombé à 49,41 dollars, son plus bas depuis presque quatorze mois.

De l'autre côté de l'Atlantique, le baril de Brent de la mer du Nord a atteint les 57,50 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, également à son plus bas niveau depuis début octobre 2017.

 

Alors qu'en octobre, la route vers les 100 dollars était toute tracée - certains analystes tablant sur un prix à trois chiffres d'ici la fin de l'année -, la tendance est clairement baissière pour le brut depuis plusieurs semaines. Depuis leur sommet en quatre ans atteint il y a presque deux mois, les prix du pétrole ont perdu environ 35 %.

Les cours sont sous pression en raison d'une offre surabondante et d'une demande moins dynamique. L'assouplissement de la position des Etats-Unis sur l'Iran est l'une des principales explications de cette rechute. L'administration Trump a accordé des exemptions de dernières minutes à plusieurs pays, leur permettant d'acheter du brut iranien encore pendant six mois.

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Hausse de la production

Autre facteur de baisse : les principaux pays pétroliers - Etats-Unis, Russie et Arabie Saoudite - ont réussi à augmenter leur production. Et cela alors que, en raison de la guerre commerciale entre Pékin et Washington, une demande en pétrole inférieure aux attentes est attendue.

Les investisseurs ont aujourd'hui des doutes sur la capacité de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de ses partenaires à s'accorder sur une réduction de leur production. Une rencontre de l'Opep est en effet prévue à Vienne la semaine prochaine.

Les regards sont également tournés vers le sommet du G20 qui doit débuter ce vendredi en Argentine, où le président russe Vladimir Poutine et le prince héritier d'Arabie Saoudite Mohammed ben Salman discuteront probablement des moyens de coordonner leur politique pétrolière.
Les Echos

 

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