Fiscalité

L'impôt sur la fortune immobilière "fera l'objet d'une évaluation à l'automne 2019", annonce le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux ce mercredi 5 décembre.

RTL - 5 décembre 2018 - Par Clémence Bauduin et Elizabeth Martichoux

Vers un retour de l'impôt sur la fortune ? À en croire Benjamin Griveaux, le porte-parole du gouvernement, invité de RTL ce mercredi 5 décembre, celui-ci n'a pas disparu. "On n'a pas supprimé l'ISF, on l'a transformé", insiste-t-il. Transformé, certes, en impôt sur la fortune immobilière, il pourrait toutefois disparaître dans un an. La nouvelle fiscalité "pourrait faire l'objet d'une évaluation à l'automne 2019", annonce-t-il. "Si ça ne fonctionne pas, on y renoncera."

 

"Ce sujet-là n'est pas sur la table mais, en revanche, qu'on l'évalue, qu'on le contrôle, que ça se fasse au Parlement. (...) Si une mesure qu'on a prise - qui coûte de l'argent public mais qu'on a prise parce qu'on est persuadé que ça va marcher - (...) si quelque chose ne marche pas, on n'est pas idiots, on va le changer. Mais d'abord, avant de savoir si ça ne marche pas, on va l'évaluer et on va l'évaluer avec le Parlement", explique Benjamin Griveaux.

Dans combien de temps cela sera-t-il évalué? "Il faut quand même laisser 18 à 24 mois pour que la mesure fasse son plein effet. Cela a été voté en décembre 2017 (...), je pense qu'une bonne évaluation peut commencer à l'automne 2019", estime le porte-parole.

"Pas un cadeau aux riches"

Le gouvernement concède-t-il que la suppression de l'impôt sur la fortune (ISF) n'a pas été un bon signal envoyé aux Français ? "Sur les patrimoines immobiliers on a maintenu la fiscalité telle qu'elle était. On a supprimé sur quoi ? Sur les actions, parce que on en avait assez que des gens qui gagnent très bien leur vie décident de placer leur argent sur des fonds étrangers, justifie Benjamin Griveaux. Cela n'a aucun sens, cela ne revient pas dans l'économie réelle (...). Ce n'est pas un cadeau aux riches, martèle Benjamin Griveaux. C'est permettre à nos entreprises de bénéficier de capitaux français pour pouvoir les développer."

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