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Peut-on encore prévoir ?

Par Jacques de Panisse Passis

Président du Directoire, Gérant et Associé

Les principaux indices actions ont enregistré sur 2019 des performances insolentes. Un tel parcours peut-il se poursuivre sur 2020 ou appelle-t-il une consolidation ? Que peut-on prévoir pour l’année qui commence ?

Il y a quelques années le programme MBA de l’INSEAD proposait notamment l’option « prévision ». Le professeur, Spyros Makridakis, PhD, distribuait de nombreux polycopiés, plutôt denses et truffés de formules statistiques. Désireux d’apprendre, les étudiants avaient laborieusement ingurgité les chapitres. Le dernier jour venu, ils étaient tous en amphi, attentifs à l’ultime message du maître.

Ses termes furent à peu près ceux-ci. Sur le plan théorique, vous en savez maintenant autant que les sachants qui se disent prévisionnistes. Vous maîtrisez leur vocabulaire et leurs techniques, vous pouvez dès lors échanger avec eux. Cependant, dans la pratique, sachez que ces outils de prévision ne permettent pas de prévoir. Rien ne permet de prévoir et la meilleure prévision pour « demain » est encore « aujourd’hui ». Admettez cependant que vous n’aurez pas perdu votre temps car vous connaissez dorénavant la seule conclusion qui compte, ce que beaucoup ignorent ou feignent d’ignorer.

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JDPP bureau inverseLes marchés d’actions sont ils surévalués ?

Par Jacques de Panisse Passis

Président du Directoire, Gérant et Associé

 

Sur toute la planète, les indices des marchés d’actions ont fortement progressé. Entre le 1er janvier et le 30 novembre, les performances en monnaie locale sont florissantes, le NASDAQ arrive en tête avec 31%, le CSI chinois suit avec 27%, l’Euro Stoxx 50 enregistre 23%, le Nikkei 16%.
Pourtant, à l’exception des Etats-Unis, les statistiques macro-économiques ne sont guère encourageantes, notamment en Chine, en Inde, en Amérique du Sud et en Europe. De plus, la quasi-totalité des pays de l’OCDE ont continué d’accroître leur dette.

La Chine se perçoit comme le centre de l’univers civilisé, l’Empereur était l’unique lien entre les humains et le monde céleste. Le monde se divisait en deux, le peuple Han et les barbares. Les étrangers pouvaient bénéficier du contact avec la Chine à condition d’admettre la suzeraineté chinoise. L’Amérique estime qu’elle est la première puissance mondiale et que cette place repose sur la légitimité universelle de ses valeurs. Les États-Unis sont centrifuges, l’empire du milieu est centripète.

Comment expliquer, dans ce contexte, la dynamique haussière des actions ?

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JDPP bureau inverseChine, États-Unis, des mentalités différentes

Par Jacques de Panisse Passis

Président du Directoire, Gérant et Associé

 

La Chine a fait savoir qu’elle envisageait avec réserve l’aboutissement d’un accord avec l’administration américaine du fait du tempérament impulsif du Président Trump. Au-delà des propos circonstanciés qui relèvent de la négociation, quelques extraits de l’ouvrage remarquable de Graham Allison, « L’Amérique et la Chine dans le piège de Thucydide ? » mettent en évidence les profondes divergences entre les mentalités qui animent les deux plus grandes puissances mondiales.

La Chine se perçoit comme le centre de l’univers civilisé, l’Empereur était l’unique lien entre les humains et le monde céleste. Le monde se divisait en deux, le peuple Han et les barbares. Les étrangers pouvaient bénéficier du contact avec la Chine à condition d’admettre la suzeraineté chinoise. L’Amérique estime qu’elle est la première puissance mondiale et que cette place repose sur la légitimité universelle de ses valeurs. Les États-Unis sont centrifuges, l’empire du milieu est centripète.

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