Olivia GISCARDESTAING"Regain d'inflation ?"

Par Olivia Giscard d'Estaing

Directeur

Le taux des emprunts d’Etat américain à 10 ans a subrepticement franchi la barre des 3% fin avril avant de refluer. Faut-il s’en inquiéter ?

Contrairement à ce qui s’était passé en février, les marchés financiers n’ont, cette fois, pas l’air de s’en émouvoir. En avril, les indices américains se sont même légèrement appréciés (+0,4%) et l’indice des actions mondiales a progressé de près de 3% en euros grâce notamment à l’appréciation du dollar. La contagion aux taux 10 ans des emprunts d’Etat européens a également été bien moindre qu’en février avec un taux français resté inférieur à 0,8% et un taux allemand en-dessous de 0,6%.

Pourtant, les éléments constitutifs d’un regain d’inflation aux Etats-Unis sont bien présents : hausse de 2,7% du coût du travail, de 13% pour le pétrole depuis fin 2017, et de plus de 2% pour les prix à la consommation.

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Jacques DE PANIS PASIS"Le retour des actions"

Par Jacques de Panisse Passis

Président du Directoire, Gérant et Associé

Depuis plus de 15 ans, l’attrait des français pour les actions n’a cessé de baisser.

Selon Kantar TNS, sollicité par l’AMF, le nombre d’actionnaires individuels est passé de 7,1 millions en 2003, à 6,7 millions en 2008 et 3 millions en mars 2016. Cependant, depuis cette date, la tendance semble s’inverser. En mars 2017, leur nombre atteint 3,7 millions. S’agit-il d’un retournement appelé à durer ? Nous le pensons.

Pendant 30 ans, le niveau des taux d’intérêt procurait aux obligations un rendement très satisfaisant tandis que leur tendance régulière à la baisse offrait une garantie d’appréciation du capital investi en cas de vente de l’obligation, avant son terme. Ainsi, non seulement le coupon était attrayant mais il s’accompagnait d’un gain en capital quasi certain. Cette situation a favorisé le placement obligataire.
Soucieux de drainer une épargne stable susceptible d’acquérir une dette qui ne cessait de croître, l’Etat a favorisé les conditions fiscales de l’assurance vie.

Ainsi, l’épargnant a été transformé en créancier-rentier.

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JDPP bureau inverse"Une glissade soudaine"...

Par Jacques de Panisse Passis

Président du Directoire, Gérant et Associé

Les marchés financiers ont connu début février une glissade soudaine. En sept séances, les actions ont perdu 10% aux Etats-Unis et 8,5% dans la zone euro. Sur son plus haut du 26 janvier le recul atteint 12% sur le S&P 500 et 10,4% sur l’Eurostoxx. A fin février, les indices américains ont repris 7% à 10% sur leur plus bas du 9 février tandis que le sursaut européen n’est que de 3% à 3,6%.

Contrairement aux secousses précédentes, les actions réputées pour leur comportement défensif n’ont pas été épargnées. Les actions technologiques dans la mouvance des GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon) qui avaient fortement progressé jusqu’en janvier n’ont pas pour autant plus souffert. Aucune diversification géographique ou sectorielle n’a permis d’atténuer cette correction brutale.

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