JDPP bureau inverseEntre deux capitalismes...

Par Jacques de Panisse Passis

Président du Directoire, Gérant et Associé

 

La Chine est dirigée par un gouvernement qui dispose de tous les leviers pour piloter le pays.

Lorsque Washington sanctionne les exportations chinoises, l’Etat chinois contourne l’obstacle en transitant par le Vietnam ; lorsque la croissance s’essouffle, l’Etat chinois modifie la fiscalité pour relancer la consommation ; lorsque la compétitivité des produits chinois à l’export est mise à mal par des taxes douanières, l’Etat chinois pilote la dépréciation de sa devise. La mise en œuvre est rapide et l’ensemble des décisions s’intègre dans un schéma d’ensemble cohérent et efficace. Pour disposer des mêmes atouts que son adversaire chinois, l’exécutif américain va s’efforcer de concentrer un maximum de pouvoirs. La soumission progressive de la FED n’en est qu’une illustration.

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JDPP 02 07 18 2 Recadre 4bb8bPrincipe de précaution...

Par Jacques de Panisse Passis

Président du Directoire, Gérant et Associé

 

Les espoirs qui ont porté la reprise des marchés financiers depuis le début de l’année reposaient sur un accord sino-américain imminent, une politique accommodante des banques centrales, un redémarrage de l’économie chinoise et un maintien des cours du baril de pétrole autour de 50 dollars, susceptible d’accompagner une reprise de la consommation mondiale. Ces anticipations ont réveillé l’intérêt pour les actifs risqués au cours des quatre premiers mois de 2019. Fin avril, presque tous les indices d’actions avaient effacé la correction du 4ème trimestre 2018.

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Jacques DE PANIS PASISDe l'utilité des banques centrales...

Par Jacques de Panisse Passis

Président du Directoire, Gérant et Associé

Churchill disait qu’il existe deux catégories d’hommes politiques. Ceux qui se préoccupent de la génération suivante et ceux qui s’intéressent à l’élection suivante.

Le recours à l’endettement supplémentaire pour financer des exigences de court terme susceptibles de satisfaire un électorat plus large semble relever de la deuxième catégorie.

En Europe, la France va se trouver au dernier rang des déficits publics, exprimés en pourcentage du PIB. On peut craindre que cette position ne l’isole de ses partenaires européens et, par là même, ne fragilise l’Europe. Mais on peut aussi se demander si le rétablissement d’une relative sérénité au sein de la société française n’est pas un préalable indispensable.

Dans de nombreux pays, ces deux visions s’opposent. La première considère que la gestion d’un Etat s’apparente à celle d’une entreprise où la qualité de la stratégie et du bilan garantit le développement futur. La seconde se focalise sur le chiffre d’affaires à court terme, quitte à sacrifier le bilan.

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