Jacques DE PANIS PASISUn long fleuve tranquille ?…

Par Jacques de Panisse Passis

Président du Directoire, Gérant et Associé

2018 démarra sous les auspices d’une croissance mondiale soutenue pour se terminer dans la crainte d’un ralentissement généralisé. Ni les actions, ni les obligations ne furent épargnées, aucune zone géographique ne fut à l’abri.

Un repli d’une telle ampleur est rare et ne peut résulter que d’une vaste dynamique susceptible d’affecter toute la planète. C’est la contraction de la liquidité mondiale, liée à la mise en œuvre d’une politique de normalisation progressive de la FED, initiée dès décembre 2015 et renforcée en juin 2017, qui est à l’origine de ce mouvement. En revanche, une conjonction d’autres événements explique la débâcle qui a emporté les marchés au cours du quatrième trimestre.

Signalons en priorité la détermination de Donald Trump dans la mise en œuvre de sa politique protectionniste. Ses mesures, effectives ou anticipées, sonnent la fin d’une mondialisation qui nourrissait une part significative de l’expansion économique. La Chine est la première à subir, dès février, une chute de ses marchés financiers proche de 30% en onze mois, prélude à une révision régulière de sa croissance. Le relais est presqu’instantanément pris par les marchés émergents qui baissent de 20% en onze mois.

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Jacques DE PANIS PASISDistancée…

Par Jacques de Panisse Passis

Président du Directoire, Gérant et Associé

L’Europe ne va pas bien.

Sur le plan économique, elle subit le ralentissement des échanges mondiaux et l’écrasement des gains de pouvoir d’achat des ménages. Au cours de l’année 2019, la croissance du PIB en Europe se profile à 1,5%, significativement en-dessous du 1,9% prévu pour l’année 2018. La dégradation des exportations touche tous les secteurs, à l'exception de la pharmacie.

En Allemagne, le PIB réel ne progresse plus que de 1,2% sur l'année, contre 2,7% un an plus tôt. Malgré un taux chômage très bas, les dépenses réelles des consommateurs ont soudainement ralenti au bénéfice d'un taux d'épargne qui se redresse fortement.

Sur le plan politique, les gouvernements ne parviennent plus à prévoir et à corriger les déséquilibres qui résultent d’une économie mondiale, globale et déflationniste. Les catégories moyennes n’adhèrent plus à une croissance dont elles se sentent exclues. Les populismes se développent proposant à la fois plus de protectionnisme et moins de fiscalité ce qui entraînera une inflation et une dette plus élevées. Un climat délétère s’installe. L’unité européenne est soumise à rude épreuve.

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Jacques DE PANIS PASISUne secousse…derrière nous ?

Par Jacques de Panisse Passis

Président du Directoire, Gérant et Associé

Les principaux indices boursiers mondiaux ont perdu 8% à 12% en octobre. A chaque correction, quatre questions resurgissent. Les marchés se redresseront-ils pour rejoindre leurs précédents plus hauts ? La baisse va-t-elle continuer et jusqu’où ? Pour quelles raisons les marchés chutent-ils ainsi ? Pourquoi ne pas avoir pris ses bénéfices avant ?

Entre 2010 et septembre 2018, l’indice large des 600 premières capitalisations européennes, le STOXX Europe 600 dividendes réinvestis, a enregistré 11 baisses de plus de 10%. A chaque fois, l’indice a retrouvé ses précédents sommets. Tout observateur qui prend du recul constate que les grands indices européens ou américains étaient à des plus hauts historiques il y a encore quelques semaines. Ainsi, tôt ou tard, la croissance de l’économie mondiale restitue un nouvel élan haussier aux indices et absorbe les plus grandes corrections.

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