JDPP bureau inversePar Jacques de Panisse Passis

Président du Directoire, Gérant et Associé

Nous venons d’étudier le processus d’un fonds qui utilise l’intelligence artificielle pour faire son entrée dans la finance comportementale. Munie d’une véritable capacité d’apprendre de ses expériences, l’intelligence artificielle, combinée à des algorithmes et au big data, (traitement d’un volume gigantesque de données), est désormais en mesure d’analyser la plupart des données pertinentes qui vont constituer le sentiment des investisseurs au début d’une séance boursière, d’en faire la synthèse et de prendre des positions acheteuses ou vendeuses, avec des contrats à terme, sur les plus grands indices d’actions.

La puissance de calcul de tels ordinateurs est à peine imaginable pour l’esprit humain : on atteint 158 trillions d’opérations à la seconde. Les progrès réalisés dans la compréhension des textes lus afin d’en saisir le sens sont saisissants. La capacité de raisonnement pour effectuer une synthèse pertinente ne cesse de progresser. L’intervention humaine, à l’origine de la conception de l’ensemble, sélectionne les sources de données qui doivent nourrir la réflexion du cerveau artificiel. Il s’agit principalement des flux d’information échangés sur internet.

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JDPP exterieurPar Jacques de Panisse Passis

Président du Directoire, Gérant et Associé

 

Les statistiques économiques récentes confirment la dynamique de croissance observée depuis près d’un an.

En Europe, l’embellie se poursuit.

La progression du PIB en zone euro atteint au 3ème trimestre 2,5% en rythme annuel alors qu’elle s’établissait encore à 1,7% il y a un an. Cette tendance positive est à la fois solide et partagée, elle se diffuse à l’ensemble des pays membres. La confiance semble vouloir se renforcer, favorisant la consommation et l’investissement, paramètres précurseurs qui laissent espérer une réduction progressive du chômage dans les trimestres à venir.

Depuis que Carles Puigdemont a déclaré qu’il admettrait les résultats des élections anticipées du 21 décembre, le risque politique s’est considérablement atténué. L’actualité médiatique focalisée sur la Catalogne ne doit pas cacher l’activisme du groupe de Visegràd, favorable à la souveraineté nationale. La Pologne, la République Tchèque, la Slovaquie et la Hongrie, auxquelles l’Autriche pourrait se joindre prochainement, affichent une distance grandissante avec Bruxelles.

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JDPP bureau inversePar Jacques de Panisse Passis

Président du Directoire, Gérant et Associé

L’expansion économique mondiale est nourrie par l’accélération de la croissance en Europe et dans une majorité des pays émergents. Les Etats-Unis n’ont plus le rôle moteur du fait d’une activité qui, depuis quelques mois, marque un certain essoufflement.

Janet Yellen a admis que la FED ne comprenait pas pourquoi l’inflation demeurait aussi faible. Cette décorrélation entre la reprise et l’inflation permet aux marchés financiers d’envisager, sur la durée, un maintien des taux longs à des niveaux particulièrement bas.
Il en résulte une perception du risque très atténuée qui explique en grande partie l’effondrement de la volatilité à des niveaux historiquement bas depuis mai.

Pour les banques centrales, cette situation troublante complique la communication. Pour les investisseurs, l’absence de remontée des taux d’intérêt offre une visibilité confortable qui justifie une appréciation généreuse des valorisations.

Les actions américaines ont beaucoup progressé, les deux principaux indices, le Standard & Poor’s et le Nasdaq, sont à leur plus haut historique. La moindre déception sur la croissance ou les perspectives des taux pourrait fragiliser l’enthousiasme actuel.

La principale mesure susceptible de doper les résultats des sociétés est un abaissement significatif du taux d’imposition.

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