JDPP bureau inversePar Jacques de Panisse Passis

Président du Directoire, Gérant et Associé

L’expansion économique mondiale est nourrie par l’accélération de la croissance en Europe et dans une majorité des pays émergents. Les Etats-Unis n’ont plus le rôle moteur du fait d’une activité qui, depuis quelques mois, marque un certain essoufflement.

Janet Yellen a admis que la FED ne comprenait pas pourquoi l’inflation demeurait aussi faible. Cette décorrélation entre la reprise et l’inflation permet aux marchés financiers d’envisager, sur la durée, un maintien des taux longs à des niveaux particulièrement bas.
Il en résulte une perception du risque très atténuée qui explique en grande partie l’effondrement de la volatilité à des niveaux historiquement bas depuis mai.

Pour les banques centrales, cette situation troublante complique la communication. Pour les investisseurs, l’absence de remontée des taux d’intérêt offre une visibilité confortable qui justifie une appréciation généreuse des valorisations.

Les actions américaines ont beaucoup progressé, les deux principaux indices, le Standard & Poor’s et le Nasdaq, sont à leur plus haut historique. La moindre déception sur la croissance ou les perspectives des taux pourrait fragiliser l’enthousiasme actuel.

La principale mesure susceptible de doper les résultats des sociétés est un abaissement significatif du taux d’imposition.

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Jacques DE PANIS PASISPar Jacques de Panisse Passis

Président du Directoire, Gérant et Associé

Sur les marchés financiers, l'été fut plutôt calme, pour l'instant. Les provocations de Kim-Jong-Un ont déclenché quelques déclarations brutales de Donald Trump, puis la voie diplomatique chinoise a relayé dans la discrétion la recherche d’un relatif apaisement.

La Corée du Nord est un pays cinq fois plus petit que la France avec une population de 25 millions d’habitants. Elle est entourée de trois géants, la Chine, la Russie et les Etats-Unis qui depuis 1953 demeurent très impliqués en Corée du Sud.

Pour les chinois, la Corée du Nord est un espace tampon, un peu ce qu’étaient les pays d’Europe Centrale pour l’URSS, mais à quoi sert de retarder les chars à l'époque des missiles balistiques !

Pour Pyongyang, se doter d'un arsenal nucléaire d'attaque est indéniablement la meilleure garantie pour assurer la survivance du dernier régime stalinien de la planète.

Pour les Etats-Unis, ainsi que nous l’avions signalé dans notre édito de juin, la crainte n’est pas tant l’agression possible de Kim-Jong-Un contre des intérêts américains que la vente probable de missiles nucléaires de longue portée dans le futur. Ce commerce, effectué en pièces détachées, est presque impossible à contrôler. La détention de telles armes par certains pays ou organisations susceptibles d'en préférer l’usage effectif à l’emploi dissuasif n’est guère réconfortant. C’est l'une des raisons, inavouée, de l’inquiétude actuelle.

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JDPP bureau inversePar Jacques de Panisse Passis

Président du Directoire, Gérant et Associé

Le mois de juillet a permis, une fois encore, de confirmer la tonicité de la croissance européenne.

L'amélioration du chômage et de l'investissement sont des facteurs très encourageants. Ces bonnes nouvelles au plan macro-économique s'accompagnent de solides résultats de sociétés et de perspectives confiantes, dans l'ensemble.

Face à cette situation favorable, les Etats-Unis paraissent englués dans une incapacité persistante liée aux maladresses de Donald Trump et aux hésitations du Congrès. Aucune réforme ne parvient à prendre place. L'absence d'accord sur la refonte envisagée de l'Obamacare exclut de potentielles économies budgétaires et repousse à 2018, dans le meilleur des cas, les réformes fiscales qui alimentaient l'enthousiasme de Wall Street.

Sans initiative nouvelle de la Maison Blanche acceptée par le Congrès il y a peu de raison d'anticiper un rebond de la croissance ou de l'inflation. Ce constat affaiblit le dollar.

Pour l'instant, les Etats-Unis enregistrent une croissance satisfaisante mais les tensions salariales demeurent trop faibles pour inciter la FED à poursuivre sans tarder la normalisation en cours. Une économie qui ronronne sans inflation permet à la FED d'agir sans hâte.

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