JDPP bureau inversePar Jacques de Panisse Passis

Président du Directoire, Gérant et Associé

Le mois de juillet a permis, une fois encore, de confirmer la tonicité de la croissance européenne.

L'amélioration du chômage et de l'investissement sont des facteurs très encourageants. Ces bonnes nouvelles au plan macro-économique s'accompagnent de solides résultats de sociétés et de perspectives confiantes, dans l'ensemble.

Face à cette situation favorable, les Etats-Unis paraissent englués dans une incapacité persistante liée aux maladresses de Donald Trump et aux hésitations du Congrès. Aucune réforme ne parvient à prendre place. L'absence d'accord sur la refonte envisagée de l'Obamacare exclut de potentielles économies budgétaires et repousse à 2018, dans le meilleur des cas, les réformes fiscales qui alimentaient l'enthousiasme de Wall Street.

Sans initiative nouvelle de la Maison Blanche acceptée par le Congrès il y a peu de raison d'anticiper un rebond de la croissance ou de l'inflation. Ce constat affaiblit le dollar.

Pour l'instant, les Etats-Unis enregistrent une croissance satisfaisante mais les tensions salariales demeurent trop faibles pour inciter la FED à poursuivre sans tarder la normalisation en cours. Une économie qui ronronne sans inflation permet à la FED d'agir sans hâte.

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Jacques DE PANIS PASISPar Jacques de Panisse Passis

Président du Directoire, Gérant et Associé

Sous l’impulsion de la dynamique de croissance et du discours confiant des banques centrales, le mois de juin a enregistré une brutale remontée des taux d’intérêt des deux côtés de l’Atlantique (les taux à 10 ans sont passés de 0,30% à 0,46% en Allemagne et de 2,20% à 2,35% aux Etats-Unis) et une appréciation de l’euro qui atteint 1,14 dollar. Les marchés boursiers européens ont baissé de 3% en moyenne tandis que le S&P500 s’est maintenu.

En Europe, Mario Draghi a estimé l’embellie suffisante pour envisager un virage progressif vers une politique moins accommodante. Le risque de déflation est derrière nous !

Bien sûr, la mise en œuvre sera graduelle et s’adaptera aux nouvelles statistiques économiques mais la prochaine étape est désormais la normalisation de la politique monétaire de la BCE.
Sans pouvoir le formuler clairement, Mario Draghi doit piloter la réduction du programme d’achats d’actifs en tenant compte du calendrier de la FED. En effet, l’Europe doit demeurer suffisamment en retrait des Etats-Unis pour ne pas encourager une appréciation de l’euro contre dollar susceptible de saper la reprise.

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Jacques DE PANIS PASISPar Jacques de Panisse Passis

Président du Directoire, Gérant et Associé

Les marchés boursiers se portent bien.

Aux Etats-Unis l’indice large des actions, le S&P500 total return, atteint 4700. Ses précédents plus hauts étaient de 4000 en 2015, 2300 en 2007 et 2100 en 2000. En Europe, le Stoxx 600 net return frôle 800. Ses précédents plus hauts affichaient 785 en 2015, 600 en 2007 et 500 en 2000.

Si les deux indices enregistrent un nouveau record, le chemin parcouru n’est pas le même ! Il est clair que le capitalisme essentiel, profondément enraciné dans la culture américaine, soutient le parcours des actions sur longue période. Depuis 2000, l’indice américain a été multiplié par 2,2 tandis qu’en Europe, la progression n’est que de 1,6 fois.

Pourtant depuis le début de l’année, les actions européennes surperforment les actions américaines. Le vieux continent paraît sortir de sa torpeur et réveiller l’intérêt des investisseurs internationaux. L’accélération de la croissance, associée au mouvement de baisse des taux d’intérêt depuis 2008, donne aux actions un attrait qu’elles n’avaient pas connu depuis des décennies. Les actions européennes offrent un dividende en moyenne 4 fois supérieur au coupon d’une obligation à 10 ans. Aux Etats-Unis le rapport est plus proche de 1 mais l’espérance de plus-value y est beaucoup plus importante.

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